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Présences Grenoble
Commerce — Le 17 décembre 2018

Le jour où… “J’ai changé de métier ”

C’est à l’occasion de la fête des Alpages, le 13 octobre dernier, qu’Anne-Lise Signouret a ouvert son deuxième magasin, rue de Strasbourg à Grenoble. Le signe d’une reconversion réussie dans le chocolat, démarrée il y a cinq ans à Gap.

Anne-Lise Signouret dans son deuxième magasin, rue de Strasbourg à Grenoble © J.-M. Blache

“J’ai d’abord été accompagnatrice de voyages. En Amérique du Sud, je visitais souvent des plantations de cacao. De retour d’un séjour au Pérou, je suis entrée dans une boutique de chocolats à Lyon, et ce fut comme une révélation. C’était en 2010, l’année de création du CAP chocolatier-confiseur. Je suis partie à Rouen pour suivre la formation, et avant même l’obtention du diplôme, j’ai été embauchée dans un magasin à Cannes, où j’étais venue acheter un gâteau, en tongs et la serviette sur l’épaule… C’est un peu plus tard, en aidant une personne à créer sa chocolaterie, que j’ai eu envie de m’installer à mon tour.

Saint-Valentin 2014

J’ai longuement cherché le lieu idéal, tout en travaillant dans différentes maisons, pour apprendre à faire des emballages par exemple, ou vendre. J’étais prête à aller loin pour créer mon commerce. Mais c’est finalement dans une vieille maison de famille, à Gap, que j’ai choisi d’installer mon laboratoire et mon premier espace de vente. Les travaux ont été longs : il était prévu d’ouvrir pour Noël 2013, et ce fut pour la Saint-Valentin 2014. J’ai tenu à apposer ma marque en proposant un chocolat avec des notes fruitées, et pas trop sucré. J’ai ainsi créé l’Ikabanan, une couverture chocolat qui associe trois cacaos, du Brésil, de Saint-Domingue et de La Grenade. J’ai aussi imaginé quatre chocolats aux fruits acidulés, une ganache citron vert, un chocolat bicouche argousier-praliné… en travaillant exclusivement avec la maison Valrhona.

Coup de cœur pour le quartier

Il m’a paru assez logique de poursuivre mon développement par Grenoble. Pour des raisons familiales, mais aussi sociologiques, il y a des similitudes avec Gap. J’ai surtout eu un vrai coup de cœur pour ce quartier. Je ne pensais pas m’installer si vite à Grenoble, mais le propriétaire des murs, Bernard Mure-Ravaud, qui tient la fromagerie des Alpages, s’est montré efficace. Les premiers résultats sont très encourageants. La satisfaction de ma clientèle s’ajoute aux prix récemment gagnés, ceux du Bottin gourmand, du Club des croqueurs de chocolat (tablette d’argent) et du Gault & Millau (jeune talent). J’aime aussi quand les gens viennent me voir pour me confier un cadeau gourmand personnalisé. Je pense souvent à mon père, qui est pharmacien : les gens ne vont pas chez lui par plaisir. Quand on vient me voir, c’est au contraire pour faire plaisir, aux autres et à soi !”

Propos recueillis par R. Gonzalez

Infos clés

  • Artisan chocolatière
  • Gap et Grenoble
  • Trois personnes

A savoir

  • Les premiers résultats sont très encourageants. La satisfaction de la clientèle s’ajoute aux prix récemment gagnés.
  • Anne-Lise Signouret, qui partage sa vie d’artisan chocolatière entre Gap et Grenoble, emploie déjà trois personnes. 

Chocolaterie Signouret

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