Fil d'infos
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Accueil 25 septembre 2026
Le Cermav célèbre 60 ans de recherche et de rencontres
Matthias Cléry, attaché scientifique au Comité pour l’histoire du CNRS, a ensuite ramené l’assistance aux origines du Cermav. Son intervention a retracé l’histoire de...
Matthias Cléry, attaché scientifique au Comité pour l’histoire du CNRS, a ensuite ramené l’assistance aux origines du Cermav. Son intervention a retracé l’histoire de la cellulose, au cœur des premières recherches du laboratoire fondé en 1966. Depuis, ses travaux se sont élargis à d’autres molécules issues du vivant, étudiées notamment pour comprendre leurs propriétés et concevoir de nouveaux matériaux.
La parole a aussi été donnée à cinq anciens membres, venus raconter leur parcours et ce que leur passage au Cermav a apporté. Après un déjeuner partagé, présentations de posters et visites du laboratoire ont permis de découvrir les recherches actuelles et de prolonger les échanges. Au-delà de l’anniversaire scientifique, ces retrouvailles ont rappelé la place de la transmission et des liens humains dans la vie du laboratoire.
L. Marty
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Tourisme 16 septembre 2026
A Allevard, l’ancien Hôtel du Parc transformé en hébergement quatre étoiles
À Allevard, l’ancien Hôtel du Parc a été transformé et a rouvert au printemps 2026. Fermé depuis six ans, cet ancien deux-étoiles a été acquis en 2024 par la...
À Allevard, l’ancien Hôtel du Parc a été transformé et a rouvert au printemps 2026. Fermé depuis six ans, cet ancien deux-étoiles a été acquis en 2024 par la société d’exploitation thermale (SET) Parc Allevard et entièrement restauré, selon la direction, pour un montant total de 6 M€. Cet établissement marque une nouvelle étape dans le développement de la SET, qui vise un classement quatre-étoiles, avec un dossier en cours d’évaluation. « Notre souhait est d’intégrer cette nouvelle adresse et cette offre innovante à l’écosystème économique régional, pour en faire un lieu emblématique de séminaires d’entreprises du Grésivaudan et de la région de Grenoble, Annecy, Chambéry et Lyon. Nous souhaitons devenir une référence régionale de la prévention santé et un pilote pour démontrer que le thermalisme peut se réorienter vers une nouvelle médecine du quotidien », indique la SET Parc Allevard.
Séjours santé et bien-être
Le bâtiment, dont la construction remonte à 1870, se situe au cœur du parc thermal. Il est équipé d’un espace fitness, d’un spa et compte 49 chambres, un restaurant ainsi que des salons modulaires. « Notre clientèle cible est l’entreprise, pour des séminaires, à la journée ou demi-journée, et des programmes “télétravail et santé” à destination des salariés », poursuit la direction. Désormais nommé Le Parc-Hôtel et Spa, l’établissement développe une offre de séjours et ateliers sur les thèmes du bien-être, de la santé ou de la gestion du stress.
« Notre ambition est de proposer dans les prochains mois des séjours de une à trois nuits en moyenne, ou des ateliers en journée, avec des bilans de vitalité, des parcours santé et des méthodes et exercices simples pour renforcer son capital santé au quotidien et dans la durée. » L’hôtel accueille également dès cet été les séjours proposés via Respirelax, l’application de cohérence cardiaque développée par les thermes d’Allevard.
A. Fourney
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Accueil 16 septembre 2026
Qu’est-ce qui relie à la fois la statue de la Liberté, le château de Versailles, le palais impérial de Tokyo, la grande mosquée d’Abu Dhabi ou encore l’Opéra de...
Qu’est-ce qui relie à la fois la statue de la Liberté, le château de Versailles, le palais impérial de Tokyo, la grande mosquée d’Abu Dhabi ou encore l’Opéra de Sydney ? Tous ces sites touristiques font appel aux solutions d’aide à la visite (audioguide, audiophone, visioguide…) d’Orpheo. L’entreprise, fondée en 1992 à Grenoble par Antoine Eisenstein sous le nom d’Ophrys Systèmes, est devenue en trente ans l’un des trois acteurs internationaux du secteur, opérant dans 40 pays. Elle a fabriqué et diffusé plus de 300 000 appareils depuis sa création. Chaque jour, des millions de touristes utilisent ses interfaces.
Scénariser l’expérience culturelle
La mutation a démarré en période Covid. À la manœuvre, Antoine Eisenstein, fils d’Alain, entré dans la société en 2011. « Nous avons été saisis en 2020 d’un projet : un scénario et une production audiovisuelle à développer pour un vignoble de la Drôme provençale. Il s’agissait d’une première. Jusqu’alors, nos clients faisaient appel à leurs propres médiateurs culturels pour élaborer leurs contenus. Nous assurions parfois un rôle de conseil, grâce à notre expertise entre ce qui fonctionne ou pas pour les visiteurs. Mais ici, nous partions d’une page blanche. »
Jeux de lumières, récits, effets sonores… une petite équipe met au point la première « expérience immersive » dans les vignes. Banco ! Ce site de la Drôme accueille bientôt des centaines, puis des milliers de visiteurs. Le bouche-à-oreille suit : l’initiative donne lieu à d’autres réalisations, pour les remparts de Carcassonne, le château de Pézenas, un domaine viticole près de Rome, un château anglais… Un studio de production a ainsi émergé au sein d’Orpheo, qui rassemble à présent une dizaine de personnes. « Nous nous sommes mis en mode labo, avec beaucoup de R&D pour aboutir au meilleur audio possible, aux effets déclenchés sans temps de latence, à la qualité et la fluidité de l’expérience », commente Antoine Eisenstein. C’est cette équipe qui élabore le parcours nocturne « Vercors en lumières » en 2025. « Nous avons pris ici un véritable risque financier. Nos équipes ont travaillé avec les élus et l’office de tourisme à identifier un site. C’est Orpheo qui a ensuite investi sur les contenus, les équipements, le parking, les sanitaires. Nous avons tous été surpris par le succès obtenu. Au bout de six mois d’exploitation, nous avions déjà 50 000 visiteurs, ceux-ci affichant un score de 4,9 sur 5 pour la satisfaction. » Cette activité est ainsi devenue récurrente et la principale source de diversification de l’entreprise.
Liberté artistique
Orpheo tient-elle là un nouveau modèle de médiation touristique et culturelle ? Antoine Eisenstein en est convaincu. « Depuis les années 2010, les attentes des visiteurs ont fortement évolué. Ils ont pu vivre des expériences déceptives, en gardant les yeux rivés sur leur smartphone, sur des sites gagnés par le surtourisme. Or le marché change. Les opérateurs culturels l’ont compris et sont en demande d’innovation. L’objectif est à présent de créer des souvenirs forts, des moments uniques. Ce que nous réalisons atteint cela. Nos créations immersives réalisent un bon équilibre entre la médiation culturelle et le divertissement. Ce curseur séduit y compris le jeune public. » Pour l’entreprise, ces spectacles clés en main, parfois gérés jusqu’à l’exploitation directe, offrent une grande liberté artistique aux équipes, doublée d’une meilleure rentabilité. Avec cette double visibilité, Orpheo réalise une croissance soutenue et renforce son positionnement par croissance externe.
E. Ballery
Infos clés
- Solutions d’audioguides et expériences immersives
- Implantations : 12 filiales dans le monde, 40 pays couverts
- CA : 30 M€ (plus de 50 % à l’international)
- Effectif : 150 personnes
A savoir
- En quinze ans, la société est passée de 40 à 150 personnes, et de 5 à 30 M€ de chiffre d’affaires
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Experts 15 septembre 2026
Jean-Yves Claverie (Banque de France de l'Isère) : Prudence et résilience pour les mois à venir
Quelle principale tendance se dessine au cours de ce premier semestre 2026 ?Les données fournies par l’enquête de juin font ressortir une résilience globale, en dépit des...
Quelle principale tendance se dessine au cours de ce premier semestre 2026 ?
Les données fournies par l’enquête de juin font ressortir une résilience globale, en dépit des chocs survenus depuis fin février avec le blocage du détroit d’Ormuz. Le dénominateur commun, toutes branches confondues, est la stabilité des effectifs. Les chefs d’entreprises ne prévoient dans l’ensemble pas de recrutement, dans un contexte chargé d’incertitudes, entre le conflit au Moyen Orient, les tensions géopolitiques et les élections présidentielles de 2027.
Quelles sont les évolutions plus fines qui se dégagent, par secteur ?
Les entreprises industrielles indiquent avoir limité les hausses de prix dans l’ensemble afin de rester compétitives, en dépit de l’augmentation du coût des matières premières qui touche toutes les activités. À cela s’ajoute la hausse du prix du pétrole et ses conséquences, notamment sur le coût du transport des marchandises. Les carnets de commandes ont conservé une bonne dynamique depuis le début de l’année, plus marquée dans les produits informatiques et électroniques, portés par des commandes liées à la création de nombreux data center aux États-Unis. Le taux d’utilisation des capacités de production se situe ici au plus haut niveau depuis juillet 2023, proche de 77%. Les chefs d’entreprise interrogés dans notre enquête tablent sur une croissance d’activité pour les prochaines semaines. La situation apparaît plus dégradée dans les services marchands, notamment pour la restauration, confrontée à l’augmentation du prix des denrées et aux canicules successives, qui ont entraîné une baisse de la fréquentation. Une tendance que les professionnels ont vue se maintenir pendant tout l’été.
La construction envisageait un rebond, certes prudent, en 2026. Qu’en est-il ?
Le secteur a connu une embellie en juin dans le second œuvre, en raison de la forte demande d’installations de climatiseurs. Les entreprises de gros œuvre ont quant à elles été confrontées à une baisse d’activité au cours du deuxième trimestre. Les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient ont pesé sur leur trésorerie, et elles ont dû rogner sur leurs marges pour éviter de répercuter la hausse des prix des matières premières, alors même que les carnets de commandes se creusaient. À cela s’ajoutent l’inertie de la commande publique, ralentie par la situation des finances publiques, et les canicules qui entraînent des retards sur les chantiers. Cette tendance devrait se maintenir dans les prochaines semaines.
Quels sont les principaux indicateurs à observer ?
L’objectif est toujours la lutte contre l’inflation. Nos prévisions n’avaient pas intégré une tendance haussière des taux directeurs de la Banque centrale européenne. Notre scénario de base tablait aussi sur un prix moyen du baril à 83 $ sur 2026. Le premier point de vigilance demeure la situation au Moyen-Orient et ses impacts.
A. Fourney
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Industrie 15 septembre 2026
Micro Technic, le pari de la spécialisation
Spécialisée dans l’usinage de haute précision, Micro Technic a changé de dimension depuis sa reprise par Lucio Maggio en 2011. L’entreprise, qui emploie aujourd’hui...
Spécialisée dans l’usinage de haute précision, Micro Technic a changé de dimension depuis sa reprise par Lucio Maggio en 2011. L’entreprise, qui emploie aujourd’hui une cinquantaine de salariés, vise un chiffre d’affaires de 12 M€ en 2026, contre 8,6 M€ en 2025. Cette forte progression est notamment portée par un marché exceptionnel à l’export, représentant plus d’un an de chiffre d’affaires dans le domaine des dispositifs médicaux. Pour répondre à cette montée en charge, l’entreprise a investi 1,5 M€ cette année dans de nouveaux centres d’usinage, des cellules robotisées et le recrutement de six collaborateurs. « Nous avons dû accélérer nos investissements pour accompagner cette croissance », explique Lucio Maggio, directeur général de la société.
Mais cette réussite est le fruit d’une stratégie poursuivie depuis plus de quinze ans. Micro Technic investit régulièrement entre 500 k€ et 1 M€ par an dans son outil industriel afin de disposer d’équipements de dernière génération. À cette modernisation s’ajoute l’intégration progressive de procédés complémentaires (électroérosion, rectification, traitement de surface, équilibrage ou encore rodage) qui permettent de réaliser des pièces complexes de A à Z. Cette maîtrise de l’ensemble de la chaîne de fabrication constitue l’un des principaux facteurs de différenciation de l’entreprise et lui permet de répondre à des cahiers des charges particulièrement exigeants, notamment dans le domaine médical.
Un savoir-faire ancré dans le territoire
Si le médical représente désormais près de 70 % de son activité, Micro Technic intervient également dans les semi-conducteurs et la défense, deux autres secteurs où la précision, la qualité et la traçabilité sont essentielles. Les certifications imposées par ces marchés constituent de véritables barrières à l’entrée et renforcent la valeur ajoutée du savoir-faire développé par l’entreprise.
Pour son dirigeant, cette réussite est aussi indissociable de l’écosystème grenoblois. Micro Technic travaille avec de nombreux acteurs régionaux du médical, de la microélectronique et de l’aéronautique, qui représentent près de 40 % de son chiffre d’affaires. « C’est avec cet environnement que nous avons développé notre activité », souligne Lucio Maggio.
Le principal défi n’est d’ailleurs plus commercial : il est humain. « Aujourd’hui, notre difficulté n’est pas de trouver des marchés, mais des techniciens qualifiés. » Dans un métier où l’expérience reste déterminante pour usiner des pièces au micron près, préserver les formations techniques et transmettre les savoir-faire apparaissent comme une condition essentielle pour maintenir la compétitivité de l’industrie française. Un enjeu d’autant plus stratégique que les marchés du médical, des semi-conducteurs et de la défense continuent d’offrir de fortes perspectives de développement.
L. Marty
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Accueil 15 septembre 2026
L’ancrage de SGH Medical Pharma se renforce
Le nom de Stiplastics demeure bien connu dans le paysage industriel isérois. Mais depuis son intégration à SGH Medical Pharma, en 2019, le site de Saint-Marcellin s’inscrit...
Le nom de Stiplastics demeure bien connu dans le paysage industriel isérois. Mais depuis son intégration à SGH Medical Pharma, en 2019, le site de Saint-Marcellin s’inscrit dans une stratégie plus large. Devenu le siège d’un groupe spécialisé dans les dispositifs médicaux plastiques destinés aux industries pharmaceutiques, du diagnostic et des sciences de la vie, il participe aujourd’hui à une croissance soutenue. SGH Medical Pharma compte désormais 350 salariés, réalise près de 50 M€ de chiffre d’affaires et exporte la moitié de sa production dans une cinquantaine de pays.
Face à la succession des crises (flambée des coûts de l’énergie, tensions sur les matières premières, inflation ou incertitudes géopolitiques), le groupe a choisi de diversifier ses marchés et son offre. « Plus on diversifie ses revenus, plus on réduit son exposition aux risques », résume son PDG, Olivier Derouard. Cette stratégie s’appuie à la fois sur un développement commercial à l’international et sur le lancement régulier de nouveaux dispositifs médicaux, notamment des systèmes de dosage et d’administration du médicament.
Investir et former localement
Mais si l’entreprise regarde vers le monde, elle reste profondément attachée à son implantation iséroise. « Nous bénéficions ici d’un bassin de compétences techniques exceptionnel », souligne le dirigeant. Il met en avant la qualité des fournisseurs, la densité du tissu industriel régional et le rôle des partenaires de l’écosystème. Autant d’atouts qui permettent au groupe de poursuivre son développement depuis Saint-Marcellin.
Cet ancrage local se traduit aussi par des investissements soutenus. Le groupe consacre près de 3 M€ par an à ses projets de développement industriel et d’innovation. À cela s’ajoutent des investissements stratégiques, comme les 5 M€ engagés en 2024 dans un nouvel atelier de production 4.0 et les 3,5 M€ consacrés en 2026 à l’extension de son site de Saint-Marcellin. L’entreprise poursuit en parallèle l’automatisation de ses procédés, développe de nouveaux outils numériques et accélère sa feuille de route en matière de décarbonation. Pour Olivier Derouard, cet écosystème industriel reste néanmoins fragile. Il s’inquiète notamment de la diminution des formations techniques et des difficultés croissantes à recruter des opérateurs et des techniciens qualifiés. SGH Medical Pharma a donc renforcé ses propres dispositifs de formation interne et de montée en compétences. Un enjeu majeur, selon lui, pour préserver durablement la compétitivité de l’industrie française et continuer à faire de l’Isère une terre d’industrie.
L. Marty
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Accueil 15 septembre 2026
L’ambition de Kercia : devenir leader du vote électronique
Spécialisée dans le vote électronique, Kercia a emménagé en début d’année dans de nouveaux locaux au sein d’Inovallée Meylan. La société occupe désormais un...
Spécialisée dans le vote électronique, Kercia a emménagé en début d’année dans de nouveaux locaux au sein d’Inovallée Meylan. La société occupe désormais un plateau de 800 m² au cinquième étage du Binôme, un immeuble neuf de 7 000 m². Un cadre à la mesure de ses objectifs : l’entreprise, qui compte plus de 70 salariés, espère atteindre un chiffre d’affaires de 10 M€ en 2026. « D’ici la fin de l’année, nous devrions être 90 collaborateurs, indique Victor Granger, cofondateur de Kercia. Nous visons une centaine de collaborateurs et une activité de 15 M€ en 2027. » Avec 6 000 à 7 000 clients répartis dans toute la France, Kercia mise sur le cycle électoral professionnel pour accélérer son développement. Entre 2026 et 2027, ce sont en effet 80 % des entreprises de plus de 11 salariés qui renouvelleront leur CSE. Et le 10 décembre prochain marquera une échéance majeure : l’ensemble des agents publics éliront leurs nouveaux représentants aux comités sociaux, commissions administratives paritaires et commissions consultatives paritaires.
Une politique RSE structurée
Pour s’imposer comme leader du secteur, Kercia a renforcé son axe RSE. L’entreprise vient aussi de décrocher la certification ISO 27001, qui encadre la cybersécurité, la protection des données et le management des systèmes d’information. « Nous avons travaillé plus d’un an et demi pour l’obtenir et sommes le seul prestataire du vote électronique à détenir cette labellisation », souligne fièrement Victor Granger. Kercia a également décroché la médaille d’argent EcoVadis, qui récompense sa démarche environnementale et sociale : un comité RSE a été créé en interne, avec des référents dans chaque équipe, chargés notamment de veiller au bien-être au travail.
Pourquoi un tel investissement ? « Parce que cela fait partie de nos valeurs, répond Victor Granger. Nous sommes une entreprise humaine et nous voulons que nos salariés se sentent bien ici. » Mais l’enjeu est aussi commercial : dans les appels d’offres des mutuelles et des collectivités, la démarche RSE pèse de plus en plus dans la balance. « Elle peut représenter entre 5 et 20 % de la notation », relève le cofondateur de Kercia.
C. Le Goff
Infos clés
- Spécialiste du vote électronique
- 70 salariés
- CA prévu en 2026 : 10 M€
A savoir
- Kercia compte plus de 300 clients en Isère, dont des collectivités locales.
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Accueil 15 septembre 2026
Orioma, le capteur qui traque les gaspillages d’énergie
Dans les bâtiments tertiaires, chauffage, climatisation et éclairage continuent souvent de fonctionner alors même que les locaux sont inoccupés. C’est à ce gaspillage...
Dans les bâtiments tertiaires, chauffage, climatisation et éclairage continuent souvent de fonctionner alors même que les locaux sont inoccupés. C’est à ce gaspillage énergétique que la société Orioma s’attaque. Installée à Moirans, la start-up fondée par Serdar Manakli, ancien chercheur du CEA, a développé LOBX, un capteur IoT autonome en énergie capable d’analyser en temps réel l’occupation des espaces, la température, la luminosité ou encore certains échauffements anormaux. « Nous ne prenons jamais d’images exploitables. Elles sont traitées directement dans le capteur puis immédiatement effacées. La confidentialité des occupants est garantie », souligne le dirigeant.
L’originalité de LOBX tient aussi à son autonomie. Alimenté par des cellules photovoltaïques fonctionnant avec la lumière intérieure, le capteur ne nécessite ni câblage ni maintenance pendant quinze ans. Relié à sa plateforme Orioconnect ou aux systèmes de gestion technique des bâtiments, il pilote automatiquement chauffage, climatisation et éclairage en fonction de la présence réelle des occupants, avec à la clé jusqu’à 30 % d’économies d’énergie.
Cap sur l’industrialisation
Après plusieurs années de R&D menées avec le CEA, le CNRS et le laboratoire TIMA*, Orioma est entrée en phase de commercialisation. Une vingtaine de sites ont déjà été équipés cette année et la jeune pousse ambitionne de dépasser le million d’euros de chiffre d’affaires en 2026. Ses capteurs, fabriqués intégralement en Auvergne-Rhône-Alpes, sont déjà déployés en France, mais aussi au Japon, en Corée du Sud et en Côte d’Ivoire.
Pour accompagner cette montée en puissance, le groupe Huelco, auquel appartient Orioma, a levé 2,5 M€, dont plus de 80 % seront consacrés au développement de la start-up. Objectifs : renforcer la production, recruter et préparer une nouvelle étape de croissance à l’international.
L. Marty
* CNRS/UGA/Grenoble INP.
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Tourisme 14 septembre 2026
Les Rencontres Nationales de l’Outdoor reviennent à Grenoble
L’évènement doit réunir 350 participants et 35 intervenants avec une ambition : offrir une vision panoramique de l’outdoor et favoriser le dialogue entre les différents...
L’évènement doit réunir 350 participants et 35 intervenants avec une ambition : offrir une vision panoramique de l’outdoor et favoriser le dialogue entre les différents acteurs de l’écosystème : professionnels de l’industrie du sport, représentants des territoires, acteurs du tourisme et du mouvement sportif… « Notre marque de fabrique, c’est d’être éclectique dans les sujets comme dans les publics, pour mettre en relation des acteurs qui, pendant longtemps, avançaient chacun de leur côté », résume Emmanuel Gravaud, organisateur et rédacteur en chef d’Outdoor Experts Magazine.
Créées en 2016 sous le nom d’Outdoor Experts Forum, les Rencontres se sont rapprochées des Assises Nationales du Vélo à Assistance Électrique en 2024, avec une volonté affirmée de décloisonner la filière économique de l’outdoor. « En 10 ans, le paysage a profondément changé. Le trail s’est massivement développé tandis que le vélo à assistance électrique a bouleversé les usages et le marché. Dans le même temps, de nouvelles marques et innovations ont émergé. » Cette 10e édition s’intéressera ainsi à l’itinérance, à l’ultra-endurance, au vélo en montagne, à l’économie circulaire ou encore à l’impact du climat sur la conception des vêtements outdoor.
Quant au choix de Grenoble pour accueillir ces échanges, Emmanuel Gravaud souligne la forte dynamique de l’écosystème outdoor local, portée à la fois par des acteurs historiques (Rossignol, Guidetti, RaidLight, Eurosports Diffusion…) et par un réseau d’entreprises, de marques, d’événements, de territoires et de formations dédiées au sport.
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Accueil 14 septembre 2026
Reprise de Gignoux : la marque toujours au sommet
Antoine Oui ne cherchait pas seulement une entreprise à reprendre. Il espérait un projet qui réunisse le sport, la chaussure - son terrain de jeu depuis 24 ans chez Amer...
Antoine Oui ne cherchait pas seulement une entreprise à reprendre. Il espérait un projet qui réunisse le sport, la chaussure - son terrain de jeu depuis 24 ans chez Amer Sports -, l’innovation, et une équipe à taille humaine. Autant de critères réunis chez Pierre Gignoux, pionnier de la chaussure carbone de ski de randonnée implanté à Saint-Martin-d’Uriage. Depuis juillet 2026, après le passage de témoin du fondateur historique, Antoine Oui dirige donc la PME de 12 salariés en maintenant les valeurs d’innovation, de fabrication locale et de développement raisonné. À l’image de la chaussure de ski de randonnée « Mountain », lancée en 2020. Après avoir bâti sa réputation avec les Race Pro, des chaussures de compétition ultra-légères, Gignoux vise ici un public plus large : des pratiquants de « ski touring », qui recherchent avant tout le plaisir et la performance en montagne. « Avec ses 740 grammes, chausson compris, la Mountain a été conçue pour offrir davantage de confort à la descente, tout en conservant la légèreté et la liberté de mouvement indispensables à la montée. La chaussure est produite intégralement en France : le travail du carbone et le moulage sont réalisés dans l’atelier de Saint-Martin-d’Uriage, l’usinage dans la vallée et les cordelettes auprès d’un fournisseur régional. » Une approche récompensée en 2022 par le French Outdoor Award de l’innovation. Avec une production d’environ 1 000 paires par an, Gignoux s’inscrit dans une activité de niche. Antoine Oui souhaite néanmoins faire évoluer progressivement la marque : « L’objectif est notamment d’élargir l’offre vers le textile et les accessoires. Mais aussi d’explorer de nouvelles pratiques estivales, comme le trail et plus largement l’outdoor. » Un domaine que Gignoux connaît déjà bien : les 20 derniers vainqueurs de l’UTMB ont été équipés par la marque.
V. Perrenot
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Accueil 14 septembre 2026
Quatre start-up accueillies au Village by CA Sud Rhône Alpes
Pairfs, Ghostmatter, Zelinqa et Sensouvenir sont les quatre nouvelles start-up qui ont intégré le programme d’accélération du Village by CA Sud Rhône Alpes. Dans le...
Pairfs, Ghostmatter, Zelinqa et Sensouvenir sont les quatre nouvelles start-up qui ont intégré le programme d’accélération du Village by CA Sud Rhône Alpes. Dans le sport, Pairfs, dirigée par Pierre Jallon, développe des capteurs de gaz permettant d’analyser la respiration des athlètes simplement, hors des laboratoires spécialisés. Ghostmatter s’attaque de son côté aux contraintes du stockage industriel en transformant les pièces critiques en jumeaux numériques, réimprimables ou refabricables à la demande. Avec Zelinqa, l’intelligence artificielle apprend à mieux questionner sa technologie « Question-First » identifie les informations manquantes avant de répondre, pour limiter les erreurs et les hallucinations. Enfin, Sensouvenir, fondée par Vanessa Larue, explore les liens entre sensations, émotions et mémoire à travers des dispositifs immersifs mêlant image, son et olfaction. Avec ces 4 profils très différents, le Village by CA Sud Rhône Alpes revendique sa diversité. Les 13 start-up actuellement accompagnées à Grenoble bénéficient d’un écosystème qui s’appuie sur une vingtaine de partenaires locaux. Installé sur 2 100 m² au cœur de la presqu’ile grenobloise, le Village a déjà accompagné 44 alumni depuis 2017.
V. Perrenot
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Accueil 3 septembre 2026
Un été au beau fixe pour les territoires
Les flux ont été portés notamment par les clientèles françaises et de proximité, selon l’agence Isère Attractivité. Les visiteurs étrangers ne sont pas en reste,...
Les flux ont été portés notamment par les clientèles françaises et de proximité, selon l’agence Isère Attractivité. Les visiteurs étrangers ne sont pas en reste, ayant contribué pour près d’un quart au nombre de nuitées selon les premières tendances. Au total, 70 % des hébergeurs isérois ont exprimé leur satisfaction sur l’activité estivale, un pourcentage qui grimpe à 75% en montagne, d’après le baromètre de conjoncture d’Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme. L’été 2026 a démontré l’importance des grands événements sportifs pour l’attractivité du territoire, comme le Trail des Passerelles du Monteynard, fort de 6000 participants, qui a généré des afflux records dans le Trièves et la Matheysine. Surtout, le passage du Tour de France dans le département s’est traduit par un bond de 50 % de la fréquentation dans le Pays Voironnais les 22 et 23 juillet. En Oisans, l’effet global sur les nuitées a été spectaculaire tout au long du mois de juillet, en progression de 43 % par rapport à juillet 2025. Selon les stations du massif, les taux d’occupation marchands ont progressé de 7 à 15 points, d’après Isère Attractivité.
Cap sur la fraîcheur
Les caractéristiques du relief isérois ont également contribué au succès de la saison. Grottes (Choranche, La Balme) et lacs d’altitude ont séduit un nombre croissant de visiteurs en quête de fraîcheur. Dans le massif de Belledonne, la station de Chamrousse a aussi fait le plein, annonçant un bond de 13 % de ses séjours, dopé par les réservations de dernière minute et ses équipements estivaux : luge sur rails et grande tyrolienne. La poursuite de conditions météorologiques estivales durant l’arrière-saison devrait consolider ce bon bilan isérois.
R. Gonzalez
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Services 3 septembre 2026
Placée d’abord en redressement judiciaire en mai dernier, la chaîne locale a finalement été cédée à Mountain Next, filiale du groupe média Dellen et propriétaire de...
Placée d’abord en redressement judiciaire en mai dernier, la chaîne locale a finalement été cédée à Mountain Next, filiale du groupe média Dellen et propriétaire de la chaîne 8 Mont-Blanc.
Cette reprise, prononcée le 31 juillet par le tribunal de Commerce de Grenoble en même temps que la liquidation de la société historique, s’est effectuée pour « un prix très inférieur » (30 k€ selon le magazine Stratégies) au montant du passif, estimé à 615 k€. Il s’agissait de la seule offre déposée. Une partie des actifs a été transférée au repreneur au sein d’une nouvelle structure, TG Next. Cinq des neuf salariés de l’équipe ont été repris, dont la directrice générale Alexandra Linossier et le rédacteur en chef Thibault Leduc.
La feuille de route de Dellen prévoit, outre le maintien de l’activité de TG+ sur le canal 38 de la TNT et le canal 30 des box, le renforcement de son activité sur les réseaux sociaux et le développement des synergies techniques et commerciales avec 8 Mont-Blanc. Si le JT quotidien, qui mobilisait une large part des moyens journalistiques de TG+, disparaît, la nouvelle direction privilégie l’information locale à chaud sur le Web. Les deux chaînes ont également démarré la production conjointe de contenus régionaux.
R. Gonzalez
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Accueil 31 août 2026
Laser Game Evolution : 30 ans pour changer de dimension
Concepteur et fabricant de ses équipements et logiciels, Laser Game Evolution (CA 2025 : 47,7 M€, 600 collaborateurs) exploite un réseau de près d’une centaine de centres...
Concepteur et fabricant de ses équipements et logiciels, Laser Game Evolution (CA 2025 : 47,7 M€, 600 collaborateurs) exploite un réseau de près d’une centaine de centres en Europe (France, Belgique, Luxembourg, Suisse, Espagne, Italie) et au-delà (Canada, Maroc et Tunisie). Le groupe gère en direct 25 d’entre eux, les autres sont affiliés sous le régime de la licence de marque. Forte de ses 5,4 millions de joueurs par an, la société a su mettre au goût du jour un concept relativement ancien en travaillant, au-delà d’un business model éprouvé (accompagnement à l’installation, vente d’équipements…), sur le renouvellement de l’expérience : technologies innovantes (100 % françaises), scénarisation, élargissement de la clientèle en ciblant le public familial et l’événement privé…
Quatre nouveaux sites cette année
Laser Game Evolution franchit en 2026 une nouvelle étape en lançant une application mobile, développée en interne, pour proposer aux joueurs un univers de jeu depuis leur smartphone. À l’attention de ses franchisés, l’entreprise vient également de mettre au point une suite logicielle destinée à faciliter la gestion quotidienne des centres et optimiser la performance opérationnelle. Laser Game Evolution peut souffler ses trente bougies en fêtant l’ouverture cette année de quatre nouveaux espaces en France, en Italie et au Canada, sur un marché domestique estimé à 50 M€. Le laser game est régulièrement cité parmi les trois loisirs urbains préférés des Français, après le cinéma et le bowling.
R. Gonzalez
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Accueil 24 juillet 2026
Brignoud : le SERM, Service express régional métropolitain, se concrétise
En 2028, la gare de Brignoud sera un terminus ferroviaire avec davantage de trains sur les axes Grenoble Grésivaudan Chambéry et Brignoud Grenoble Saint-Marcellin. Ce projet...
En 2028, la gare de Brignoud sera un terminus ferroviaire avec davantage de trains sur les axes Grenoble Grésivaudan Chambéry et Brignoud Grenoble Saint-Marcellin. Ce projet comprend des aménagements en gare pour accueillir plus de voyageurs, des accès fluides pour les modes doux et les voitures. Il fait partie du SERM, Service express régional métropolitain de l’aire grenobloise, une offre globale de mobilité ayant pour objectif d’améliorer la desserte des principaux pôles économiques de la région grenobloise et de désengorger le trafic routier.
Une visite du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Étienne Guyot (en fonction depuis mai 2026), et de la préfète de l’Isère, Catherine Séguin, lundi 20 juillet, a permis de faire le point sur l’avancée des travaux. Entamé en 2024, ce chantier représente un coût de 57,9M€, financés notamment par l’État (36,57%), la Région Auvergne-Rhône-Alpes (16,57%), la Communauté de communes Le Grésivaudan (16,03%), SNCF Réseau (13,97%), le Département de l’Isère (6,64%), Grenoble Alpes Métropole (6,70%).
Condamnation du passage à niveau : un chantier à 17M€
« Nous créons deux nouveaux quais de 250 mètres, desservis par une troisième voie de 800 mètres, et nous modernisons les installations de signalisation, avec un poste d’aiguillage informatisé et télécommandé depuis Gières », explique Béatrice Leloup, directrice de SNCF Réseau Auvergne-Rhône-Alpes. Un passage souterrain relié aux quais assurera la connexion avec le pôle d’échange multimodal (PEM), projet porté par le SMMAG (Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise). Ces aménagements devraient être mis en service d’ici à la fin de l’année.
Le passage à niveau PN27, l’un des plus fréquentés de la région AURA avec 12 000 véhicules et 70 trains par jour, a été condamné à la faveur d’un pont route, mis en service fin 2024, qui enjambe la voie ferrée. Le coût de cette opération s’élève à 17,7M€, il est assumé par l’État (41,53%), Communauté de communes Le Grésivaudan (37,57%), le Département de l’Isère (12,43%) et le Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise (8,47%).
Béatrice Leloup, directrice du réseau SNCF © SERM Brignoud Le projet de souterrain mode doux bloqué
Le chantier revêt des aspects complexes, sur le plan technique, mais aussi environnemental : la présence d’une nappe phréatique requiert des précautions particulières afin d’éviter une pollution, il a fallu procéder à la dépollution du terrain situé sur la partie côté Chartreuse du chantier, autrefois occupée par un site industriel. Enfin, le président de la Communauté de communes du Grésivaudan Henri Baile a fait part de son inquiétude quant à la présence d’une zone humide sur le futur chantier du souterrain, dont la livraison est attendue pour fin 2026. « La loi exige que l’on trouve un terrain de compensation, or nous n’en trouvons pas et pour le moment, le chantier est bloqué. » Le souterrain devra assurer un transit rapide depuis et vers la zone d’activités économiques de Crolles-Bernin où sont implantées notamment ST Microelectronics ou Soitec, qui emploient à elles deux plus de 7 000 personnes. « Nous n’avons pas l’autorisation environnementale pour démarrer le chantier, a renchéri Sylvain Laval, président du SMMAG. Les travaux ferroviaires sont dans les délais, mais aujourd’hui nous n’avons pas de solution, nous sommes bloqués par la loi sur l’Eau et le chantier va prendre du retard. » Tous deux ont interpellé le préfet de région afin de trouver une solution qui permette d’entamer les travaux.
A. Fourney